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La grève de la faim palestinienne entre dans une «phase critique»: Croix-Rouge | Palestine

Le CICR appelle Maher al-Akhras et les autorités israéliennes à «trouver une solution qui évitera toute perte de vie».

Un Palestinien en grève de la faim pendant 85 jours depuis son arrestation par Israël entre dans une «phase critique» sur le plan médical, a déclaré jeudi le Comité international de la Croix-Rouge.

Maher al-Akhras, 49 ans, a été arrêté près de Naplouse et placé en détention administrative, une politique qu'Israël utilise pour détenir sans inculpation des suspects armés.

Le père de six enfants a lancé sa grève pour protester contre la politique.

Il avait déjà été arrêté plusieurs fois par Israël.

«Plus de 85 jours après le début de la grève de la faim, nous sommes préoccupés par les conséquences potentiellement irréversibles sur la santé», a déclaré Yves Giebens, chef du département de la santé du CICR en Israël et dans les territoires palestiniens occupés.

"D'un point de vue médical, il entre dans une phase critique", a ajouté Giebens dans un communiqué.

Le CICR a déclaré qu'il avait «suivi de près» la situation.

«Le CICR encourage le patient, ses représentants et les autorités compétentes concernées à trouver une solution qui évitera toute perte de vie», indique le communiqué.

Les Palestiniens de la Cisjordanie occupée et de la bande de Gaza ont lancé plusieurs manifestations pour exiger la libération d'al-Akhras. Ils ont également organisé des sit-in et des campagnes en ligne pour lui montrer leur soutien.

Suite à son arrestation début juillet, al-Akhras a été transféré début septembre à l'hôpital Kaplan, au sud de Tel Aviv.

Ses avocats ont fait appel à plusieurs reprises devant la Cour suprême d’Israël pour sa libération.

Le Premier ministre palestinien Mohammad Shtayyeh a également demandé sa libération immédiate.

Le système de détention administrative d’Israël permet l’internement des prisonniers pour des périodes renouvelables pouvant aller jusqu’à six mois chacune, sans inculpation.

Israël affirme que la procédure permet aux autorités de détenir des suspects tout en continuant à recueillir des preuves, mais les critiques et les groupes de défense des droits disent que le système est abusé.

Environ 355 Palestiniens étaient détenus sous mandat de détention administrative en août, dont deux mineurs, selon le groupe israélien de défense des droits humains B’Tselem.

Des Palestiniennes tiennent une pancarte portant le portrait de Maher al-Akhras lors d'une manifestation demandant sa libération à Beit Hanoon, connue sous le nom d'Erez pour les Israéliens, dans la bande de Gaza (Fichier: Mahmud Hams / AFP)

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